Les États devant la France
Les États affirment définitivement leur indépendance...
Explorez les différents aspects de cette période
Jean Ier de Castille, allié de Fébus, revendique le trône, tandis que les Portugais soutiennent Jean d’Aviz. Malgré ses liens avec la Castille, Fébus refuse d'intervenir, car il sait que le duc de Lancastre (Anglais) soutient le camp portugais. Pourtant, de nombreux chevaliers béarnais décident de partir au combat. Fébus les avertit solennellement qu'ils ne reviendront pas et, le 14 août 1385, à Aljubarrota, 300 Béarnais sont massacrés. Accablé, Fébus s'enferme pendant trois jours avant de confier à son frère, Arnaud-Guilhem de Morlanne : « Jamais le pays de Béarn n’a perdu autant d’hommes en un jour, alors que je les avais prévenus ». Le conflit se déplace ensuite vers la Galice, que le duc de Lancastre convoite désormais. Pour contrer les Anglais, Charles VI envoie une armée commandée par le duc de Bourbon. Fébus indique que la Soule est sous sa protection, interdisant tout pillage sur ses terres. De plus, il désigne à Bourbon le site de Brassempouy, où s'est retranché Perrot le Béarnais, un routier pro-anglais et ennemi personnel du comte. Le duc rase le château. Ensuite, au retour de l'expédition, Fébus suggère au duc de laisser ses troupes se « défouler » sur les terres de l’évêque de Lectoure, situées dans le comté d’Armagnac.