Le Béarn et la monarchie française
La monarchie française s'impose en Béarn....
Explorez les différents aspects de cette période
Henri Ier de Béarn donne à son petit-fils, Henri II de Béarn (conçu au château de La Flèche, construit par la mère de son père, Françoise d’Alençon) et futur Henri IV de France (par son père — Jeanne le rejoignait en catimini pendant les batailles — qui n'est alors que « mari de la vicomtesse » en Béarn car non béarnais), une éducation rustique. Celle-ci lui permet de marcher pieds nus dans les montagnes et de vivre ses premières années comme un fils de paysan, loin des « problèmes de riches » qu'il découvrira plus tard à Paris. Henri a sept nourrices, dont Jeanne Lafourcade (qui vit dans une humble chaumière) avec qui il garde des rapports très affectueux, tout comme avec ses filleuls issus du peuple (il tient à payer la sage-femme et le pâtissier le jour même). Il a ensuite pour gouvernante Susanne de Bourbon-Busset, baronne de Miossens, non pas dans le palais natal, mais au château agreste de Coarraze, chef-lieu d'une des treize baronnies du Béarn. Là, il est nourri de pain bis, de laitage, de bœuf et d'ail. Il marche souvent pieds nus et nu-tête, ignorant tous les luxes de la vie au milieu des enfants du peuple. C’était à 6 ans que l’on rentrait dans le monde des hommes.