Temps Féodaux

L'Affirmation Béarnaise

La neutralité du Béarn

Gaston Fébus face au Prince Noir...

Analyse Détaillée

Explorez les différents aspects de cette période

Pour affirmer son rôle de protecteur, Gaston Fébus rendait justice en plein air, sous le préau de sa vigne à Moncade, près du gave au pied du château de Pau, affirmant juger « le pauvre comme le riche ». Sa justice était un outil de stabilité sociale, mais aussi un moyen de rappeler que sa volonté primait sur toute autre institution, n'importe qui pouvait demander justice à Gaston. Fébus n'hésitait pas à casser des décisions locales pour protéger ses sujets ou affirmer son pouvoir, Il annula la nomination d'un tailleur au poste de jurat car l'élection s'était faite contre sa volonté, il éprimanda sévèrement le bailli d'Oloron qui tentait d'interdire aux habitants l'usage de leurs propres four, face à une mère de famille chargée de six enfants dont les biens étaient hypothéqués (mort de son mari), il ordonna la suspension immédiate de la vente pour éviter la ruine de la famille. De plus, Lorsqu'un marchand d'Orthez fut dépouillé de sa cargaison par des commerçants du Languedoc, Fébus appliqua la loi du talion économique : il fit saisir des marchandises provenant du Languedoc pour compenser la perte de son sujet. L'un des jugements les plus célèbres concerne une femme « chef de maison » (épouse d'un cadet ayant pris le nom de sa femme) coupable d'adultère avec le baron d'Arros. Alors que ce crime était passible de mort dans une grande partie de l'Europe, Fébus préféra une solution pragmatique : Gaston demanda au mari de reprendre son épouse et le mari accepta, le baron d'Arros fut donc condamné à une lourde amende et la femme, quant à elle, dut verser le double de sa dot à son mari à titre de réparation.

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