Renaissance

Union avec la Navarre

Le Béarn s’unit à la couronne navarraise indépendante.

Entre héritage et pou entre deux singes...

Analyse Détaillée

Explorez les différents aspects de cette période

Née vers 1412 à Domrémy (maison de Rémi), Jeanne d’Arc affirme entendre des « voix venues de Dieu »(saint Michel, sainte Catherine d’Alexandrie et sainte Marguerite d’Antioche). Ces voix lui disent qu’il y a « grande pitié au royaume de France » et qu’elle doit aller trouver le dauphin Charles pour le faire sacrer à Reims. Jeanne parle un excellent français. En 1429, les anglais ont exécuté 70 % des nobles français, Charles d’Orléans est fait prisonnier et en plus les Bourguignons et l'Université de Paris se sont alliés aux anglais (plus libéraux que le Royaume de France), l'Université graduait que ceux ayant juré de respecter le Traité de Troyes (Charles VII déshérité), Pierre Cauchon étant l'homme de ce traité. Jean Petit, docteur de l'université, a justifié l'assassinat de Louis d’Orléans en tordant la théologie pour servir les bourguignons et marchands parisiens. Seul le Mont-Saint-Michel a résisté et si Orléans tombe, c’est fini. Elle se rend à Vaucouleurs, où elle rencontre le capitaine Robert de Baudricourt, fidèle au roi. Au début, il la prend pour une fille exaltée, mais Jeanne lui prédit qu’à ce moment même, les troupes du roi viennent de perdre la bataille des Harengs. Impressionné, Baudricourt finit par lui fournir un cheval, une armure et une petite escorte composée notamment de Jean de Metz et Bertrand de Poulengy. Elle part alors pour rejoindre le dauphin Charles à Chinon, qu’elle atteint le 6 mars 1429, après un dangereux voyage. Arrivée au château, Jeanne reconnaît le roi parmi ses courtisans, sans jamais l’avoir vu auparavant. Le roi, l’écoute en privé le lendemain ; elle lui révèle des secrets personnels que personne d’autre ne pouvait connaître. Convaincu, Charles VII décide de lui donner la commande, malgré la méfiance de ses conseillers et de ses capitaines. Quand on lui propose une épée pour aller au combat, Jeanne refuse car ses voix lui ont dit de prendre l’épée cachée derrière l’autel de l’église Sainte-Catherine-de-Fierbois, marquée de cinq croix. On creuse à l’endroit indiqué, et l’arme est effectivement retrouvée. Jeanne d’Arc rejoint les troupes françaises en route vers Orléans, alors assiégée par les Anglais depuis des mois. Là, elle rencontre le duc d’Orléans qui propose une stratégie mais Jeanne leur dit que ses « conseils viennent du roi du Ciel » et ajoute que Saint Louis et Charlemagne eux-mêmes se tiennent à genoux devant le trône de Dieu pour implorer le salut de la France. Les vents et la crue de la Loire empêchent toute traversée. Jeanne, convaincue que Dieu interviendra, annonce qu’il faut attendre. Puis, le vent tourne, le niveau de l’eau baisse, et le 29 avril 1429, elle entre enfin dans Orléans. Le 4 mai, Jeanne se réveille en pleine nuit, avertie par ses voix que les chefs ont fait de « mauvais choix » et qu’il faut attaquer autrement. Donc elle guide les troupes françaises vers la bastille de Saint-Loup. Le 4 mai, les Français remportent là leur première grande victoire depuis des années. Le 7 mai, elle participe, blessée au pied, à l’assaut décisif. Avant la bataille, elle annonce à ses hommes qu’elle sera blessée par une flèche près de la clavicule. Et en effet, au cours de l’assaut, elle est atteinte près de la clavicule par une flèche qu’elle arrache elle-même. Le lendemain, les Anglais lèvent le siège : Orléans est libérée. Ensuite, Jeanne d’Arc convainc le roi qu’il doit être couronné à Reims, pas à Orléans. En chemin, l’armée affronte les Anglais à Patay, le 18 juin 1429. Les Anglais, voulant venger Orléans, préparent une embuscade, mais un cerf s’aventure dans la plaine, trahissant leur position. Les Français, menés par La Hire, chargent avant que les archers anglais n’aient le temps de se déployer. Plusieurs milliers d’Anglais sont tués, tandis qu’un seul soldat français trouve la mort, « un de trop », dit Jeanne. L’armée française avance vers Reims et les villes sur le passage finissent par ouvrir leurs portes au roi. Le 17 juillet 1429, à Reims, Jeanne demande au roi de lui remettre son royaume, ce qu’il fait solennellement puis elle déclare à son tour le donner au Christ, avant d’ajouter que le Christ le rend ensuite au roi Charles, devenu ainsi le lieutenant du Christ sur terre. Jeanne considère alors que l’essentiel de sa mission est accompli mais pas fini.

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